 |
Autres villes du Maroc
Merzouga
A Merzouga, la route goudronnée s'arrête, pour laisser place aux aventures, les 4x4 et les Land-Rover sont là présents pour assurer la continuité de la découverte des étendus de sable brûlant à perte de vue. C'est là où les bains de sable sont aménagés pour les personnes souffrants de rhumatisme articulaire.
Sculptures mouvantes, couleurs changeantes, dunes de sable entassées par le vent, hautes comme des minarets illustrent ces tableaux naturels impressionnants. Fascinant, grandiose, illimité, le désert toujours recommencé où sable, vent et soleil s'unissent pour n'engendrer que l'infini. Au tombé de la nuit, un fennec pointe ses oreilles hors de son terrier ; un scinque, poisson des sables, rampe vivement ; un grand-duc hulule. Même le désert abrite la vie. Mais peu d'hommes peuvent se vanter d'en connaître les secrets
Oujada
Capitale du Maroc oriental. Sa position géographique privilégiée fait d'elle un centre pour le tourisme au Maghreb et un point de rencontre des itinéraires entre le Maroc et les autres pays de l'Afrique du Nord. Oujda fut fondé au dixième siècle par Ziri Ben Attia, chef de la tribu Maghraoua , et resta capital de son royaume pour 80 années.
Elle a successivement abrité les dynasties d'Almoravide et d'Almohade. Les deux dynasties l'ont enrichi. Le Roi Merinide Abou Youssef a reconstruit la ville en 1297, construisant de nouvelles murailles et une Kasbah, une mosquée et un palais. Moulay Ismail était l'un des souverains qui n'a épargné aucun effort pour développer cette ville. Oujda est construite sur la plaine Angad, qui est entourée par une plus belle région montagneuse: les montagnes de Beni-Snassen. Ces montagnes imposantes offre à Oujda une vue panoramique.
La médina d'Oujda est séparée de la nouvelle ville par des murailles qui sont l'évidence de son passé glorieux, comme : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La grande mosquée construite au treizième siècle et l'un des monuments les plus fins de la ville. Une promenade dans la médina est une expérience agréable et mène au " Kissaria ", où les boutiques luttent entre eux en affichant leurs artisanales.
La place de Souk El Mae (le marché de l'eau), où les jardiniers du marché avaient l'habitude de venir pour chercher l'eau pour irriguer leur terre, mérite une visite, de même pour Souk El Knadsa et le parc Lalla Meriem.
Tétouan
Capitale du Nord de Maroc, Tétouan est une ville accueillante, mélange de cultures et de couleurs, qui s'étale au bord de la Méditerranée.
Les origines de la ville se perdent dans la nuit des temps, les objets extraits des fouilles datent du IIIème siècle avant notre ère et proviennent de la ville antique de Tamuda. Les Phéniciens quant à eux établirent en leur temps un comptoir à l'embouchure de l'Oued Martil.
C'est en 1307 que le sultan Mérinide Abou Thabet fit construire la ville fortifiée de Tetouan. Le but avoué de ce sultan était d'y construire une base avancée susceptible de récupérer Sebta.
Peuplée de soldats, la ville devint rapidement un nid de redoutables corsaires. Face à leurs incessantes attaques, les Espagnoles débarquèrent à Tétouan et la détruisirent en représailles.
En 1492, la chute de Grenade chasse du Sud de l'Espagne des milliers d'émigrés Musulmans qui s'installèrent sur les ruines de la ville: elle renaît alors de ses cendres et connaît un essor fastueux.
Sous le règne de Moulay Ismaïl au XVIIIème siècle, Tétouan connaît un nouveau développement économique dû à ses nombreux échanges avec l'occident.
Cette ville qui est "la colombe blanche" des poètes arabes, fut désignée par des termes divers comme, "la fille de Grenade" ou "la petite Jérusalem". C'est un lieu de rencontre de plusieurs peuples, religions et cultures telles que les cultures andalouse, ottomane, locale et européenne, dont la symbiose a produit une culture tétouanaise dominée par le caractère conservateur de ses habitants qui ressemble au tempérament du grenadin.
Elle a assimilé l'architecture andalouse dans ses murs, sa casbah, ses petites maisons et ses palais (avec des patios, des fontaines et des jardins), ses minarets, ses mausolées et ses fondouks. Elle a en plus assimilé le langage populaire, la musique, la broderie, l'artisanat, l'état d'esprit et l'âme andalouse. Cependant, cette ville a subi d'autres influences. L'impact culturel européen s'est fait sentir comme conséquence des relations de Tétouan avec le Bassin méditerranéen.
La ville fut aussi un pont entre la Péninsule Ibérique et le Maroc intérieur. Les immigrés andalous sont passés par Tétouan en trois vagues successives en route vers d'autres villes comme Fès, Meknès, Rabat et Salé. Tout le commerce marocain du XVIIIème siècle avec l'Europe passait par Tétouan en tant que l'un des ports importants du Maroc. Après la prise d'Alger par les Français en 1830, Tétouan a commencé a recevoir des immigrés algériens, d'où l'importance de l'influence ottomane à Tétouan.
Cette influence est claire dans la cuisine tétouanaise, (E. la baqlawa ou al-qtaif) et dans les habits traditionnels. Les passages par Tétouan ont contribué au développement de l'esprit d'ouverture de la ville envers l'Europe d'une part et d'autre part, envers l'intérieur du Maroc. On a appelé Tétouan "soeur de Fès"car les liens entre Tétouan et Fès ont existé non seulement sur le plan commercial au 18 s., mais également sur le plan religieux. Beaucoup de zaouias ou confréries de Tétouan fondées dès le XVIème siècle sont d'origine fassie comme la zaouia fasiya ou la zaouia tijaniyya.
Le contact de Tétouan avec le Machreq ou l'Orient musulman a toujours été très important, surtout sur le plan spirituel et culturel. Ce contact fut maintenu à travers les siècles grâce aux pèlerins tétouanais qui se rendaient vers la Mecque chaque année. Le contact culturel est clair dans les relations des savants tétouanais avec la science religieuse du Machreq, surtout au cours du XIXème et XXème siècles. L'impact de la pensée salafi fut très important et les missions estudiantines de Tétouan à Naplouse et au Caire ainsi que les contacts des savants tétouanais avec des figures comme le Cheikh Rachid Reda et Chakib Arsalane ont couronné cette liaison culturelle.
La médina de Tétouan occupe aux yeux des spécialistes la première place de toutes les médinas du Maroc. C'est dire son importance, sa qualité et le soin apportés à ne jamais pervertir son authenticité.
Elle a conservé une âme andalouse qui fait d'elle la plus hispano-mauresque des villes marocaines.
Pour y accéder, il suffit de vous rendre sur la place Hassan II (FEDDANE); à l'est de cette place, sous une porte, débute la rue Hadj Ahmed Torres qui débouche dans la médina.
Le style hispano-mauresque prend ici toute sa dimension, notamment dans les quartiers d'habitation où les grilles en fer forgé des fenêtres donnent toute leur expression à ces épaisses façades immaculées.
Le souk El Hots est une charmante petite place plantée de quelques arbres où vous pourrez goûter des yeux la beauté des poteries exposées sur les étalages.
A quelques mètres de là, la rue des bijoutiers dévoile ses multiples charmes, sous forme de pièces d'artisanat susceptibles de faire succomber les plus exigeants.
Le souk des tanneurs ou le marché des tissus mérite également votre visite.
Dans la Médina de Tétouan, la Guersa el Kébira est le domaine des marchands de tissus et de vêtements. Les étoffes chamarrées, unies, précieuses et bordées sont un véritable émerveillement.
Les couleurs et les matières semblent variées à l'infini et composent sous vos yeux un tableau vivant.
Au centre de la place, des femmes du Rif, vêtues de leur costume sont assises derrière des étalages bondés de pièces de tissus rayés rouge, blanc et bleu.
La place de l'Usâa, sa fontaine de mosaïque, ses maisons blanches et son magnifique rosier vous rendront l'énergie nécessaire à la poursuite de la visite.
En revenant vers la place Hassan II (Fedan), vous remarquerez le palais royal bâti au XVIIème siècle. Les importants travaux de restauration qu'il a dû subir au début du XXème siècle n'altérèrent en rien son caractère hispano-mauresque
De nombreux ateliers ouverts à votre visite perpétuent la tradition du geste et de l'ouvrage soigné à de nombreux enfants très motivés. Ils apprennent ici le tissage, la dinanderie, la gravure sur métaux, le travail et la peinture du bois, la mosaïque ou la céramique pour que vive la tradition.
Les souks de Tétouan rivalisent avec ceux des autres villes. Le souk El Foki est connu sous le nom de "place au pain".
Au milieu, de nombreux étals vous proposent les traditionnelles miches rondes et plates qui dégagent une délicieuse odeur dans tout le quartier.
Sur la place Al Jala se dresse le musée archéologique où repose l'histoire antique de la cité: mosaïques de luxe, figurines Romaines en bronze, statuettes de déesses, collections numismatiques de la période punique...
L'intérieur de la Cathédrale de Tétouan pourrait être pris pour celui d'une mosquée andalouse. Les deux parties de la ville se complètent, malgré leur contraste, dans cette ville andalouse marocaine.
|
 |